Réhabilitation

Maison médicale

Saint-Ouen-sur-Seine (93) ·

Programme
Réhabilitation d'une maison de ville et d'un ancien lieu de stockage en maison médicale
Maîtrise d'ouvrage
Centre KOBS
Surface
496 m²
Date
Étude en cours — Livraison 2027
Coût
980 K €HT
Équipe
TBA Architecture mandataire, SA2 Architecture
Façade sur rue réhabilitée, brique de terre cuite révélée et grande baie au rez-de-chaussée, Saint-Ouen-sur-Seine
Plan libre sous toiture-verrière, grandes travées kinésithérapie dans l'ancien hangar
Vue d'ensemble de la maison médicale — articulation maison de ville et hangar restructuré

Au sud du marché aux puces, la rue Ambroise-Croizat suit une typologie récurrente du quartier. Une maison de ville en front de rue, et derrière, dans la profondeur d'une parcelle allongée, un hangar de stockage hérité de l'économie chineuse. Cette double figure, l'habitat sur rue et le commerce dans la cour, a fait Saint-Ouen autant que la brique de ses façades. C'est dans ce contexte que le projet prend place.

Saint-Ouen, ville en transformation continue, a toujours besoin de services dans son développement économique. Le projet réunit les deux édifices en une seule maison médicale, sans dénaturer les gabarits ni renoncer à la mémoire des lieux. Il accueillera un cabinet médical pluridisciplinaire, réunissant plusieurs spécialités de médecine et de paramédecine.

Sur la rue, la maison de ville reçoit l'accueil et les premiers cabinets. Au rez-de-chaussée, une grande baie est percée dans la maçonnerie pour donner au programme la présence qu'il appelle et activer cette ruelle très piétonne. La façade existante, peinte en blanc dans une époque qui voulait l'effacer, est libérée d'une brique sur deux. Sous l'enduit reparaît le rouge de la terre cuite, et le pan de mur retrouve, par ce motif, le rythme des façades du voisinage. Au-dessus de la devanture, une terrasse plantée prolonge le programme vers l'extérieur. Elle dessert les cabinets de l'étage et offre au personnel un retrait entre deux consultations.

À l'arrière, de par sa forme, le hangar restructuré devient un grand plan libre. Surélevé d'un niveau et coiffé d'une toiture-verrière, il offre la flexibilité d'usages que le programme appelle. La silhouette à deux pans des halles de Saint-Ouen est conservée, ses proportions ajustées par la surélévation. Le plan libre reste l'élément structurant. Il reçoit la kinésithérapie en grandes travées sous la verrière, et la balnéothérapie au rez-de-chaussée. La portée libre, la lumière zénithale et l'amplitude des volumes, qui faisaient l'utilité de la halle, font à présent celle de l'équipement.

Le projet n'invente pas de figure pour Saint-Ouen. Il en prolonge une, celle d'un bâti qui change d'usage sans changer d'identité.

Crédits — Images TBA Architecture